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Publié le par Juliette Mézenc

   " Le livre français qui compta le plus pour nous cette année, ce fut Voyage au bout de la nuit de Céline. Nous en savions par cœur des tas de passages. Son anarchisme nous semblait proche du nôtre. Il s'attaquait à la guerre, au colonialisme, à la médiocrité, aux lieux communs, à la société, dans un style, sur un ton, qui nous enchantaient. Céline avait forgé un instrument nouveau : une écriture aussi vivante que la parole. Quelle détente, après les phrases marmoréennes de Gide, d'Alain, de Valéry ! Sartre en prit de la graine."

Simone de Beauvoir, La force des choses. Paris : Gallimard, 1960.

 

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Mikael 15/01/2008 20:08

Oui, cette phrase que  je ne connaissais pas m'a tout de suite interpelé lorsque j'ai découvert votre blog. Malheureusement, le temps de Kafka est révolu. Je crains que les écrivains n'aient cédé leur place aux meurtriers...

juliette 15/01/2008 16:13

j'aime surprendre ! et par ailleurs nous avons des préoccupations communes, j'ai en tête en lisant Omicron  la citation de kafka que j'ai choisie pour mon "pied de page"... mais je n'ai pas encore fini la lecture, chut... 

Mikael 15/01/2008 14:24

Très étrange !  J'ai lu ce texte comme l'un des vôtres, comme ceux que je trouve régulièrement sur ce blog, avant de me rendre compte de mon erreur. pendant quelques secondes, j'ai lu ce texte en toute innocence, puis l'ai reçu un peu comme un boomerang qu'on lance et dont la période de rotation est suffisamment longue pour qu'on oublie son geste. C'est un drôle de cadeau que vous venez de me faire !