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Publié le par Juliette Mézenc

lu ce matin le début de l'article de françois bon concernant "les lectures qui ont compté". Je me suis très vite arrêtée, émue par surprise à la lecture de ces lignes où il raconte que son grand-père instituteur a fait Verdun  : il se trouve que mon arrière-grand-père a appris à écrire dans les tranchées, motivé (certainement mais je me trompe peut-être)par le besoin de donner des nouvelles à ses proches, grâce à un de ses compagnons, jeune instituteur en mal d'élèves (ma maladresse sur les touches me fait écrire "institueur"). Ainsi, au moment où je m'apprêtais à parler du tout premier livre qui a compté, l'article de françois bon fait sortir du bois mon arrière-grand-père, le personnage qui compte le plus, pour moi, dans la mythologie familiale. Et je comprends confusément qu'il est très fortement lié à mon histoire avec l'écriture. Je comprends qu'avant les livres qui ont compté pour moi, il y a eu l'arrière-grand-père (qui est mort sous mes yeux alors que j'avais trois ans) et les histoires que l'on me racontait à son sujet (histoire de l'instituteur, histoire du grand-duc, histoire de l'épicerie, histoire de l'alcoolisme dominé, histoire de l'arrivée en ardèche et de la vente aux enchères, histoire des sources, histoire de la mort-douce-sous-l'arbre-pendant-la-sieste, mensonge destiné à tort à me faire oublier une scène très pénible etc etc). Je sais qu'un jour, d'une façon ou d'une autre, il sera présent dans un récit.
Je retourne à la lecture des lectures de fb. Je parlerai du tout premier livre la prochaine fois...

Publié dans kommen kon krée

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juliette 14/05/2008 14:36

merci martine

MARTINE 13/05/2008 20:33

C'était quelqu'un Pépé c'est sûr! mais la petite Mumu de 3 ans, c'était quelqu'un aussi, qui savait voir, sentir, ressentir juste. Pourquoi nos mémoires d'enfants sont elles si fortes, si belles et si douloureuses? On devrait faire des veillées rien que pour nous raconter nos mémoires enfouies... c'est beau de se souvenir de nos impressions justes,  celles au plus près de notre essence, celles d'avant, quand on savait mais qu'on ne savait pas qu'on savait.... quand aujourd'hui trop souvent on ne sait plus, on est perdu... alors peut être dans l'écriture, dans le mot, dans la danse, dans... on en retrouve des petits bouts de cette entièreté... mais Pépé, tu nous manquera toujours....

juliette 07/05/2008 16:48

WHAOUUUU le même jour un comm de Sergio le Belge, mon tendre ami, une autre figure marquante de mon enfance (je me souviens très bien de ton arrivée dans la classe, toi à dix ans... et puis  l'irruption dans notre petite ville de tes parents artistes et communistes, une vraie révolution ! ) et un comm de françois bon, celui de "tous les mots sont adultes" et de "daewoo", celui du tiers livre et de publie.net... trop d'émotions, j'ai besoin de repos ! mais dès que je suis remise, promis, je m'y remets ! 

FB 07/05/2008 07:23

bon, ça nous fait un egénération d'écart - mais content de cette passerelle blog à blog, et on attend la suite !

sergio 06/05/2008 21:48

très touché aussi par tes lignes qui me ramène à mon histoire, à nos histoires communes ou non, à l'enfance, à Mumu et à l'Ardèche bien sur.Sergio