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Publié le par Juliette Mézenc

"Ce qu'il faut , c'est que chaque mot pèse un poids juste dans le poème et ça me suffit. Il n'y a pas de souci de beauté chez moi. Ce qui est nécessaire, ce n'est pas la beauté, mais la justesse".

Ce n'est pas la première fois que je croise des écrits ou réflexions d'antoine emaz. J'ai même mis en exergue dans "passera passera pas" un extrait d'un de ses poèmes trouvé je ne sais où. Trouver "le poids juste" de chaque mot, il résume en une formule lapidaire tout l'enjeu de l'écriture. Dans mon prochain récit, je sais maintenant que je vais faire parler le brise-lames, qui sépare ici les eaux sauvages des eaux domestiques. J'ai l'intuition que si je trouve sa voix, alors les mots pèseront un poids juste dans le texte. Et j'espère cette fois "rater mieux" . Parce qu'il y a toujours cet espoir, surement absurde, qui me tient.

Publié dans kommen kon krée

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juliette 16/05/2008 09:56

Merci !

Laurent M. 15/05/2008 12:28

J'ai lu votre texte chez Léo Scheer...J'en jurerais : vous êtes en train de rouver la ligne de partage des os... Alors, de grâce, ne parlez pas d'absurdité... !