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Publié le par Juliette Mézenc


Discours
 de John Skinner

Tout d'abord je veux dire merci à tous mes collègues et amis qui m’ont aidé depuis le début.

J’adresse mes remerciements à Monsieur le Maire Jacques Adgé et à Guy Rive, adjoint a la culture pour leur accueil. A Ernest Puerta, esthète, qui, après une première visite à l’atelier, m’a proposé de faire cette exposition au Foyer de Campagne de Poussan. Merci également à l’équipe des affaires culturelles de la Mairie de Poussan grâce à qui je peux bénéficier de cette extraordinaire salle d’exposition ainsi que de son soutien logistique, plus particulièrement à Séverine Campagnat , mon premier contact ici, à Ivan , expert en suspension et éclairage et à Philippe Péron expert en publicité et soutien général.

 

A Séte je suis tombé par hasard au milieu d’une bande d’artistes et de créateurs qui avec beaucoup de générosité m’ont accueilli dans leur vie. Je profite de l'occasion de ce vernissage pour leur redire mon amitié et ma gratitude. Tout d'abord :

Stéphane Gantelet , sculpteur et chef d’atelier, toujours amical, qui m’a offert un espace dans le “waxworks” son atelier.

Delphine Jalabert, sculpteur avec qui j’ai travaillé et beaucoup discuté de la nature des couleurs et des formes et avec qui nous avons le projet d' une expo pour 2009.

Thierry Lucas , musician et compositeur, primitif moderne, compagnon de longues discussions au bureau et également mon premier critique au jugement net et précis.

Phillipe Bousquet , architecte, peintre “wanabee”, qui a toujours quelque chose d’intéressant à dire en ce qui concerne mon travail.

Florence Lucas , chanteuse, grâce à qui j’ai connu toutes les personnes citées ici, sa chaleur, sa voix d’or et son inimitable fondant au chocolat.

Juliette Mezenc , femme mystérieuse entre toutes, une extraordinaire écrivain, qui m’a permis de la rejoindre sur son blog        WITH PLEASURE

Sébastien Le Guen , funambule, inventeur du girafon, qui a rendu possible des grandes dessins de cette expo.

Hélène Cathala , chorégraphe et danseuse, inspiration de tous, dont les ateliers de dance au Théâtre Molière m’ont inspiré pour la réalisation de ces grands dessins.

Sonia Landrein, mon prof de français sans qui ce discours n'aurait pas été possible.

Mary Skinner , mon amour sans qui rien n'est possible mais avec qui tout est réalisable.

Souvent lorsque mes collègues parlent entre-eux de mes tableaux, ils veulent parler d’un morceau du canal à Sète. Personnellement je ne peins pas le canal: je peins les conversations. Bien sûr les points de départ sont peut-être des réflections dans l’eau, un sorte d’ondulation, un certain fait quotidien que j’ai vu ou ressenti, comme une conversation avec un ami à la terrasse d’un bar ou dans la rue, nous parlons du temps, de la santé, de la famille. A partir d'un tel élément, d'une chose simple, j'espère que les conversations avec les tableaux se développent et incluent éventuellement un moment d’amour, un décès familial ou des réflexions plus profondes tels les mystéres de nos vies, l'incidence de la clarté ou de l'obscurité. Une répétition, un rythme des formes.

 

En Angleterre je n’ai jamais essayé d’expliquer ce que je veux peindre ou ce que j'ai peint = un tableau est un tableau = mais ici , en France, je m'aperçois que nombreuses sont les personnes qui aiment beaucoup les discussions concernant les formes de l’art. L'exemple le plus frappant pour moi est le fait qu'après une heure de spectacle au Théâtre , il y a encore une heure de conférence où les artistes viennent donner des explications et répondre aux questions des spectateurs !

 

Donc , si vous avez besoin d'aide pendant que vous regardez mes tableaux , je suis à votre disposition. Peut-être essayerez-vous d’établir une conversation avec ces tableaux , mais sachez que le plus important n'est pas ce que vous aurez vu mais le sentiment qui perdurera après les avoir vus. Personnellement j’ai essayé de créer des images, en peinture, en beauté. Peinture, image, beauté c’est simple.

 

En résumé , une histoire courte et douce .

 

 

 

Publié dans john skinner's stuff

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