• : juliette mézenc

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Samedi 3 octobre 6 03 /10 /Oct 10:23

J’avais des images, des idées, des bribes de phrases, longtemps que ça tournait et cherchait à prendre forme. Alors je me suis jetée : hue Topie ! Et cassage de gueule qui s’ensuit, prévisible, qu’est-ce qu’elle croit la fille !  Les belles images qui s’engluent dans un texte ronflant, vraiment grotesque et moi qui m’accroche, je voyais bien que rien ne fonctionnait mais… peur de dévisser, de se retrouver dans le vide sans doute. Vient le moment de la relecture, à voix haute, avec l’autre en face qui écoute d’une oreille, une seule mais attentive.  Et là, plus question de se mentir : pathétique. Déception, merde faut tout recommencer, qu’est-ce que je vais bien pouvoir inventer, angoisse et j’en passe (dégout de soi, profond). Et puis le rire, quand même, vraiment trop bête ce texte. Bon, une bonne chose de faite, on a vu, c’est déjà bien, maintenant faut vaincre. Et c’est là que je réalise qu’en ce moment il me manque un carburant super important pour écrire : l’agressivité. C’est pas qu’elle est absente, juste retournée contre moi. Donc pas exploitable en l’état. En attendant je tente de petites interventions sur le texte de départ qui m’aident à sortir de l’impasse :

1-      Reprendre des formules de l’ancien texte (le grotesque) et s’en moquer dans le nouveau

2-      placer de petites bombes stylistiques, dynamiter le texte de départ, le mettre en lambeaux

3-      s’amuser, déconner dans l’écriture

4-      relire Rabelais

Résultat : rien encore de bien abouti mais. J’ai mieux dormi cette nuit.

De toute façon, rien ne se fera sans le ton, le rythme. Pour moi tout part de là, le propos s’organise dans le rythme.

Publié dans : projet brise-lames - Voir les 2 commentaires
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