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Publié le par Juliette Mézenc

De l’autre côté de la porte, des rails de lumière diffusaient une clarté d’automne en front de mer. L’œil de chiara s’arrondit. La vieille femme lui tournait le dos de trois quarts. Les chairs sanglées dans son éternelle blouse à carreaux rouge et bleu, elle s’apprêtait à saisir une paire de chaussures à hauts talons. La configuration et les dimensions de la pièce étaient singulières : elle ne faisait pas plus de deux mètres de largeur et s’étendait à perte de vue, manière de puits de lumière horizontal. Des étagères, sur lesquelles étaient alignées des théories de chaussures étincelantes, rasaient les murs sous les rampes de lampes ce qui donnait à l’ensemble l’aspect d’un couloir de métro déguisé en galerie commerciale.

Femme côté nord

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