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Publié le par Juliette Mézenc

Se lancer, se jeter à l'eau en se disant qu'on apprendra à nager en observant les poissons... un saut qu'on ne fait que si rester sur la terre ferme représente un danger encore plus grand. J'écris toujours les premiers mots comme ça.

Il me faut aussi une image ou une sensation, qqchose de vraiment ancré dans le corps : une image vague mais obsédante ou/et une sensation que j'ai encore sur le bout de la langue. En cela que l'écriture est très physique, tout l'être s'y trouve redoutablement engagé, impossible de feindre, de dire la peur ou la joie si on ne peut convoquer en soi, dans son corps, une peur éprouvée, une joie éprouvée. 

Publié dans kommen kon krée

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tina moratille 13/01/2007 12:44

Bonjour !
Merci de rappeler que l'écriture  passe par le corps. J'ai relu Montaigne récémment, et j'en ai encore mal aux fesses tant c'était dur pour lui de galoper dans la campagne bossue et boueuse du 16 ème siècle !
 
Un petit problème en forme de suggestion à "komenkonkré" :
Comment faire quand on veut écrire sur un monde disparu pour en retrouver les sensations , pour que ce monde vibre encore ?
Je veux évoquer La Grèce mais ne l'ai pas revue depuis sept ans : vous me conseillez de prendre un billet, ou de "visualiser" les sensations passées ? ...  A bientôt !
et bravo pour ce site qui permet de discuter de ce que nous créons
 
 
 

martine Bousquet 30/12/2006 20:22

Solo.
Être seule.
Seule dans la lumière aveuglante d'un contre jour
qui révèle les contours, les espaces négatifs, les creux,
les vides à sculpter.
Comme une porte vers soi même.
Chaque jour naître...
à n'être rien, qu'à naître au monde.