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Publié le par Juliette Mézenc

J’ai pensé tout de suite en la voyant à une vieille vesse-de-loup, une de celles qu’on éclate sous le pied, minot, dans les champs en été : de l’enveloppe sèche et racorni s’échappe une fumée brunâtre d’où naîtront de jeunes et blanches et fraîches vesses-de-loup au printemps suivant. Sans doute… je ne suis pas expert en vesse-de-loup… en biologie cellulaire non plus d’ailleurs, obligé d’en passer par de vagues et douteuses métaphores pour dire l’étrangeté de mon corps à l’intérieur… j’y suis de passage, je m’y sens en visite. Une espèce de vesse-de-loup donc mais qui présente de nombreuses perforations comme si elle avait été vidée de sa substance, comme si son intérieur avait été aspiré par un enzyme glouton. Mathilde, qui semble s’y connaître mieux que moi, me glisse à l’oreille qu’il ne faut pas s’attarder. Elle a raison, ça sent la mort, ici. Vaut mieux avancer.

Encore nouveau roman, pour un bon moment encore

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