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Publié le par Juliette Mézenc

Une lame soudain, emporté par le flot, je crie maman avant de disparaître, tourbillon, mes mains battent l’air, ne rencontrent que le vide, je suffoque et me bats, sens le sol par moments sous mes pieds, mes genoux, mes mains, maman ! projeté vers l’arrière, je tombe, cascade, je vais m’écraser… mais non, ça dure, ça n’en finit pas… je tombe ainsi longtemps. Ce sont des années sombres et terrifiantes, où le pire peut arriver à tout moment… mais le pire n’arrive pas, et c’est bien pire encore, parce qu’on finit par l’attendre, le pire, on finit par l’espérer, le prier, le désirer… qu’il se pointe et vite, qu’il rapplique, qu’il ramène sa jolie petite gueule de pire, qu’on puisse ENFIN le voir, le toucher, le boxer... succomber, triompher, on s’en fout ! mais qu’on en finisse ! S’il vous plait.

Des visages souriants défilent devant mes yeux, ils ne semblent pas du tout conscients de la situation.

nouveau roman

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