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Publié le par Juliette Mézenc

Un tapis d’algues rouges qui ondulent  dans une atmosphère  saturée d’eau. L’ensemble est mouvant, vivant.   Je me lance : les algues pointent leurs têtes souples et élastiques, je bondis de l’une à l’autre sans effort, aucun. Je suis aérien, je suis un saurien, un grand vaurien de l’Ere Supérieure, un éléphant de mer qui glisse léger et danse facile en eaux froides et profondes, je suis un cétacé comme y en a plus, je surfe, je saute à  la perche, je sautpérilleux-te et jamais je ne tombe, je suis le petit chaperon rouge au pied léger dans la forêt, je saute d’algue en algue mon panier sous le bras, oui, exactement, celui qui contient la galette et le petit pot de beurre et… jusqu’à ce que je rencontre un mur blanc émail, porcelaine froide et implacable. Rien ne desserrera la frontière de mes dents. Suis bien placé pour le savoir. Je recule.

 

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