------------------------------------------------------------

Publié le par Juliette Mézenc

On déambule en silence dans une vaste salle entre des concrétions osseuses qui prennent tout l'espace, on dirait des dentelles de glace, stalactites et stalagmites - je me rappelle ce qu'on explique aux enfants : les stalactites tombent, les stalagmites montent - finement ciselées, translucides... Mathilde roule lentement à mes côtés, on ne se regarde pas, si ce n'est dans les flaques que l'on n'évite pas, on ne se parle pas, peur de rompre le charme. On dirait qu'on est des amoureux, les campanules qui s'ouvrent au creux des concrétions osseuses nous le disent au passage. Mais il ne faut pas le répéter ! Quelque chose de très fort nous lie dans l'instant : nous évoluons et nous respirons ensemble dans ce décor à peine humain.

Mathilde et Guillaume, dans le corps de Guillaume (nouveau roman)

Publié dans autres textes

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article