Exodus

Publié le par Juliette Mézenc

c'est le nom du bateau qui a quitté Sète le 11 Juillet 1947 avec à bord 4545 passagers polonais, russes, lituaniens, hongrois, tchékoslovaques... tous rescapés des camps de la mort ou des ghettos. Ayant échoué à obtenir l'autorisation de quitter le port, le capitaine Ike Aronowicz, alors âgé de vingt-trois ans, se voit contraint de quitter Sète tous feux éteints à 3 heures du matin : "Je dois manoeuvrer au centre du bassin. L'équipage m'aide à rétablir le bateau, à le faire pivoter pour atteindre l'avant du port. Le navire heurte alors un pilier en ciment du quai, puis percute la jetée [...]. Le mistral souffle toujours. Si fort. Il me gêne dans les manoeuvres. Brusquement, notre quille se fiche dans les hauts-fonds [...]. Le Président Warfield (nom du bateau au départ) s'est immobilisé contre un banc de sable, à 5 mètres d'un brise-lames, à 100 mètres de la jetée."

Evidemment l'Exodus n'a pas fini d'en baver mais ce passage m'intéresse tout particulièrement, vous l'aurez compris.

 

En joli contrepoint, ce passage de Madman Bovary de Claro que j'ai gardé au chaud pour vous :

"Couchée, Estée ressemblait elle aussi, parfois, à un point-virgule. Je la rejoignais, après avoir fumé une cigarette, et contre elle devenais parenthèse. Un point d'exclamation poussait entre nous. Et j'aurai beau jouer avec la ponctuation comme un écolier, un simple d'esprit, un pitre, je ne parviendrai plus jamais à épeler quoi que soit susceptible de ranimer l'ardoise que sont devenus nos draps."  

Publié dans projet brise-lames

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fafet 06/04/2010 18:25



Claro exagère c'est clair!