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Publié le par Juliette Mézenc

lorsque j'ai commencé à écrire sérieusement des textes pas sérieux, je ne savais pas à quel point l'écriture déporte, dévoie et pourtant la lecture déjà m'avait plus d'une fois transportée, fait bouger, mise en branle. Mais l'écriture engage encore davantage, c'est un moyen de transport moins confortable, qui secoue davantage, pas forcément plus rapide ni plus spectaculaire mais qui modifie les soubassements mêmes, qui décale d'une façon têtue et inexorable. Et les conséquences : concrètes, dans l'écriture et dans la vie.

Publié dans projet brise-lames

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Juliette Mézenc 18/11/2009 11:31


oui caroline, mesure de salubrité privée, par les temps qui courent... et ne jamais oublier de se récurer derrière les oreilles : "si l'on nous juge selon nos motions de désir inconscientes, nous
sommes donc nous-mêmes comme les hommes des origines une bande d'assassins" freud.


Caroline 18/11/2009 07:51


L'écriture est une hygiène. Du moins, ne ce qui me concerne. Indispensable.


Juliette Mézenc 15/11/2009 13:23


@oui frédérique, le littérature qui ne me déroute pas, ne serait-ce que de façon très souterraine, ne m'intéresse pas.
@juliette, merci pour la traduction de "béton", je n'y avais pas pensé...
@philippe, attention l'abus de faux mousserons etc ;-) 


PhA 15/11/2009 11:18


J'y pense mais je ne sais plus. J'ai oublié.


Enfantissages 14/11/2009 11:51


C'est marrant, concret, concrètes, c'est un mot qui revient ici ("comme en concret"), jusqu'au brise-lames (concrete>béton). J'aime beaucoup comment vous parlez de l'écriture. A chaque fois,
j'entends comme un déclic.