• : juliette mézenc

contact : juliettemezenc@gmail.com

Jeudi 10 novembre 4 10 /11 /Nov 11:47

bas les pattes les pubs !

Publié dans : projet brise-lames - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Dimanche 12 décembre 7 12 /12 /Déc 14:03

les cartons sont (presque tous) arrivés à destination, vous retrouverez désormais mes textes et ateliers sur "mot maquis" (cliquez sur le lien)

 

il vous sera possible de vous abonner au site de la même façon qu'ici, en introduisant votre adresse mail dans la petite boite en bas prévue à cet effet

 

je vous espère

Publié dans : comme en concret - Voir les 2 commentaires
Ecrire un commentaire
Jeudi 25 novembre 4 25 /11 /Nov 10:59

Une petite nouvelle vient de débarquer sur le brise-lames, les traits et l'identité mal assurés, le pas beaucoup plus sûr. L'occasion d'introduire dans le Journal du brise-lames des notes prises par ce personnage, notes en rapport à l'acte d'écrire (occasion donc d'injecter dans le Journal les réflexions sur la construction du Journal que je vais piocher indifféremment dans mon carnet noir ou sur ce blog).

Je mets ici en ligne un court extrait, en fait une ébauche de ce qui pourrait être un tout petit précis d'architecture.

 

      le bricolage est la voie.

  1. inventer, chacun, sa voie, et ceci selon son tempérament.
  2. inventer, chacun, sa voie, et ceci selon l’humeur du moment. Se faire architecte au petit pied.
  3. avancer cahin-cahat, pas de plan d’ensemble.
  4. ne pas craindre :

a) les fissures, très bien que la construction prenne l’eau, très bien qu’elle prenne l’air, l’ensemble se doit d’être ajouré,  poreux.

b) les cavités – du moment qu’elles ne compromettent pas trop la stabilité de l’édifice – où se déploient les forces souterraines.

c) le rapetassage : retravailler la surface, inlassablement, avec des matériaux divers qui ne lissent pas mais réajustent, sans faux semblants. Une surface lisse est une surface suspecte.

d) les ratés, les ratures, les chiures.

  1. s’adosser à l’existant puis lui tourner le dos. Faire face à l’ouvert. Faire avec le vertige. Faire. Aussi : se laisser faire.
  2. construire avec les matériaux du bord, ceux trouvés sur place. La coque d’un navire échoué sera recyclée en charpente.
  3. prendre son temps, étirer la construction dans le temps, le plus possible. Lui donner une chance de devenir une structure travaillée par mille mains, mille outils, composée de mille objets de mille matières. Lui donner la chance de lentement devenir. Accueillir styles variés et mal appariés. La construction se doit d’être un joyeux bordel.
  4. en plus, l’idée, c’est pas de se fatiguer. Nous sommes tous des travailleurs du dimanche.
  5. aucun devoir ne doit présider à la construction. La nécessité seule fait loi. Ne pas s’embarrasser d’esthétique, elle suivra.
  6. réhabiliter les expressions suivantes : coup-ci coup-ça, cahin cahat, à la va comme je te pousse, micmac, à la va-vite, ni fait ni à faire, bon à nib, nib de nib, neuneu ainsi que les mots verrues, métastases, ergots, bidonville, excroissances, tumeurs, polypes, chimères, poésie, monstruosité, zones.
  7.   déplacer, transposer, faire glisser : des portes une fois assemblées serviront de cloisons, des étais de chantiers monteront en tonnelle pour soutenir la vigne vierge, les flotteurs des filets feront de très acceptables guirlandes décoratives. Ici sera le lieu de la fête spontanée. Une corne de brume saura fédérer les va-t-en-fête, en lieu et heure dites, ceci grâce à un code à mi-chemin entre le morse et le langage HTML.
  8.  constructions nombreuses et minuscules reliées mais autonomes.
  9.  exemple 1 : le brise-lames
  10.  exemple 2 : la baraquette
  11.  exemple 3 : L’affaire furtif de Sylvain Prudhomme
  12.  contre-exemple : résidences closes, bunkérisées  qui n’ont pour

 

ça s’arrêtait là, le vent n’était pas de la partie ce jour là, la page n’a été tournée qu’avec le retour du dos, black out.

 

 

 

 

 

Publié dans : projet brise-lames - Voir les 5 commentaires
Ecrire un commentaire
Jeudi 18 novembre 4 18 /11 /Nov 11:14

atelier # 6 à la librairie L'Echappée Belle

 

Ecriture de questions d'après les Questions de Pierre Tilman

 

[Si vous voulez en savoir plus sur le travail de Pierre T., allez plutôt ici parce que vous l'y découvrirez plus vivant, plus récent c'est à dire plus vieux et plus beau qu'ici. C'est mon humble avis. Et aussi parce que Libr-critique c'est drôlement bien et que vous y trouverez plein d'articles très pertinents. Et aussi parce que je partage le commentaire laissé sous la vidéo. Pistez cet homme qui navigue entre Sète, Paris et Avignon. Pistez aussi bien les expos que les lectures. Pistez aussi les Chopin Parasol qui mettent certains de ses textes en musique. Pour Pierre hip hip hip !]

 

 

 Êtes-vous heureux?

Pourquoi êtes-vous heureux?

Comment êtes-vous heureux?

Où êtes-vous heureux?

Quand êtes-vous heureux?

 

Où allez-vous?

 

Aimez-vous y aller?

 

Aimez-vous changer?

 

Êtes-vous libre?

Êtes-vous intelligent?

Êtes-vous conscient?

Savez-vous?

Savez-vous que vous ne savez pas?

Lisez-vous? T'es level combien à call of?

Êtes-vous ouvert?

Êtes-vous sûr?

Écoutez-vous le silence?

Avez-vous des murs dans les oreilles?

Avez-vous peur de voir?

Êtes-vous un imbécile heureux?

L’ordre est il essentiel?

Qu’allez-vous donc faire?

Allez-vous le faire pour vous ou pour nous?

 

C’est parti.

 

Clément.

 

 

Savez-vous marcher droit ?
  
Dites-vous toujours la vérité ?
  
Interprétez-vous le non-dit ?
  
L'ordre vous est-il essentiel ?
  
Faites-vous le 17 lorsque vous avez un problème ?
  
Soupesez-vous le poids des suppositions ?
  
Aimez-vous votre prochain ?
  
Nelly
Questions-Questions.JPG
                        John Skinner

 

Publié dans : ateliers d'écriture - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Lundi 15 novembre 1 15 /11 /Nov 16:34

28 Octobre

 

Elle s’appelle Mathilde, Emmanuelle, Leïla, Dorothy et Constance.

Elle vient régulièrement par bateau, trois ou quatre fois par semaine, depuis le début des travaux.

Elle porte une salopette large et des boucles rousses assez exubérantes.

Elle porte des cheveux très blonds et très courts, un jean et c’est tout ou presque.

Elle porte un caban et des tresses noires dans le dos qu’elle attache en un nœud commode pour faire les manœuvres sur un bateau. Parce qu’elle vient seule, elle est donc aux commandes.

Elle marche plutôt vite et sort à chaque fois du même sac en toile le même carnet noir luisant, on croirait dans sa main une moule qui s’ouvre. A grandes enjambées elle écrit puis renfourne le petit carnet pour le tirer aussitôt de son sac, toujours le même micmac et on peut logiquement se demander : mais pourquoi ne le garde-t-elle pas à la main. On dirait que ce qu’elle écrit est dicté par le double mouvement de la marche et de cette main qui tire et renfourne, tire et renfourne, tire.

 

Le Journal du brise-lames

 

 

 


Publié dans : projet brise-lames - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Vendredi 12 novembre 5 12 /11 /Nov 11:02

atelier # 5 à L'Echappée belle

 

Imaginer la rencontre entre un objet (choisi sur place parmi ceux que j'avais amenés) et un lieu de votre choix.


 

C'est au bout de cette queue que j'ai choisi mon film,

Salle 1

C'est au bout de ce sillage - fauteuils, têtes, fauteuils, têtes, écran blanc - que j'ai choisi ma place

Salle 1

C'est de cette place, sous les enceintes, derrière un grand costaud, que j'ai connu le remords,

Salle 1

Le son de l'attente, forte publicité, et cette enceinte qui me frétille les tympans,

Salle 1

Me déplacer, m'éloigner d'elle et de lui qui se gratte - et d'elle qui me tamponne

Enjamber des inconnus, partager sans gène,

Salle 1

C'est au bout de ce fil, son en discontinu que circule ma gène,

Salle 1

Couper le son, ne faire que voir,

Anéantir cette enceinte, sale enceinte

Salle 1

Enceinte, inceste, enceinte, étreintes, enceinte, ensuite, force d'écoute,

Enceinte éteinte

Salle 1.


Nelly

 

 

C’est une attraction détestable. Il m’attire

Une attraction que je déteste

Je voudrais être calme

Calme fluide

Sens délimités, illimités

Je flotte

Je monte

Je descends

Je couvre, découvre

Découvre cet objet inutile

Ce faux phare qui indique rien avec sa lumière vulgaire

Je ferme les yeux

Je les couvre

Invisibilité

Derrière les yeux

Une lumière

Douce, diffuse

Phare de l’intérieur

 

John Skinner

 

 

Une bicoque en bois, toute de guingois, sur une falaise, la mer.
Le vent hurle au travers des planches disjointes.
Les mouettes dérivent, leur cri de bébés emplit l'espace.
Les hautes herbes sifflent, fouettées par le vent.
Les vagues se fracassent contre les rochers, là-bas, tout en bas.
Le sol tremble sous leurs coups de butoir.
Le sable vient crisser en tourbillons contre le seuil.

Dedans, le silence.

Un homme, couché dans un coin, ou plutôt lové.
Yeux fermés, il respire calmement.
Un rayon de soleil vient agacer sa paupière
Eclair orange sous la paupière
Il ouvre les yeux, éclairs de mer.

Se lève lentement, écoute, ferme les yeux, écoute le dehors.

La pièce est nue. Rien, sauf un long clou rouillé planté dans l'unique poutre.
Au bout du clou, un long ruban en satin blanc défraichi.
Au bout du ruban, un petit sac de femme en perles avec un fermoir en nacre ouvragé.

Il ouvre le sac avec d'infinies précautions, en sort un petit flacon de parfum ambré,
le respire, s'en imprègne  jusqu'au fond de son ventre, jusqu'au bord de sa peau.
Il hume le souvenir d'elle mélé aux senteurs de la mer, des herbes sèches, des oeillets sauvages, de la terre salée.

Puis il saisit le clou rouillé,le tire, le tord, l'arrache de la poutre.
Il lacère le petit sac, brise le flacon.
la terre boit le parfum .

Lorsqu'il ne reste plus rien, de menus  éclats de verre, perles éparpillées, échardes de nacre luisante,
il arrache la planche pourrie qui obstrue la porte et sort.
Le long ruban blanc passé à son cou flotte.

Le vent le prend

Isabelle

Publié dans : ateliers d'écriture - Voir les 2 commentaires
Ecrire un commentaire
Vendredi 5 novembre 5 05 /11 /Nov 07:19

très heureuse d'accueillir ici un texte de mon pote de la rentrée (quasi-littéraire), Christophe Sanchez, dans le cadre des vases communicants

 


Ronde lumière

 

arton926-8f0d8

 

Je reste spectateur du vacarme du monde, lui qui va trop vite, me double, m’oublie, passe dans un trouble sans m’apercevoir. Contre, je lutte, en apnée, souffle intérieur de moi, extérieur des autres, évite le couloir sans fin des vents de l’univers. Point d’exaltation, je me protège, esquive les pluies, démystifie le flou et me drape des ombres qui vacillent. Trop près, trop loin, courte vue, longue distance, je ne suis plus d’eux, me dresse, oppose l'intuition au malaise. Hostilité sous cape, je me crée la paix du dedans.

 

Le temps expire, il n’est plus, et je respire, me sépare, inspire une autre temporalité. Mouvement plus lent, centré sur l’humain, philanthrope en chiffons, je fais front. Large, regard vers l’ailleurs, derrière moi le combat, la vitesse, le pouvoir, arrière garde de mon histoire. Déploiement du corps, je me libère, accroît les possibles sur des champs nouveaux, affranchi de l’agitation des plus grands. Droit devant, visage intense de la vie, je laisse les fossiles à la nuit, lisse mon crâne et plonge vers la ronde lumière.

 

Christophe Sanchez

 Atelier d’écriture #2 de Juliette Mezenc : Ecrire à partir d'une image en s'interdisant de la décrire. 

 

 

 

Et si vous souhaitez me lire aujourd'hui, ce sera chez lui.

Pour la liste des vases communicants, suivez la môme paumée, elle en connaît un rayon !

 

 

Voir les 4 commentaires
Ecrire un commentaire
Jeudi 4 novembre 4 04 /11 /Nov 08:40

atelier # 3 à la librairie L'Echappée Belle

 

Ecrire des slogans à partir de Slogans de Maria Soudaïeva. S'emparer de la violence et de l'étrangeté de ce texte.

 

Slogans-reconstitues-adaptes.jpg

 

LA-violence-verbalistique.jpg

John Skinner

 

 

 

LIBARTE

 

À Jean et Adrien

 

 

CHAIRS OUVRITES POUR TOUS

 

LEVEZ VOS OUIES A CEUX QUI TOMBENT LAS

 

OFFREZ UN MANTEAU ETERNEL DE JOIE

 

LA SIMULACRE EST PASSEE 

 

TOURNONS NOS FACES AU DEDANS

 

LES AISSELLES AMERES PLEURENT SUR LE TROTTOIR

 

VIBREZ NOIRS CARILLONS CREUX

 

SANS LUTTE PAS DE SANG SANS SANG PAS DE VIE

 

BLOODY SOUPIR VOLUTES DERNIERES

 

DEMONTEZ VOS PRIORIS

 

LIBARTE ! LIBARTE !

 

AIMERISSONS NOUS

 

Libarte.JPG

 

Elise Carville

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Publié dans : ateliers d'écriture - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Vendredi 29 octobre 5 29 /10 /Oct 18:07

énormément lu de témoignages ces derniers temps, pris des notes que j'ai l'intention de passer à la moulinette en espérant produire autre chose que de la soupe ou de la purée (les matières qui résistent, les grumeaux, les morceaux qu'il faut mâcher et remâcher s'avèrent plus intéressants dans un texte que dans une assiette, mais il faudrait en parler avec un chef, je me trompe sans doute). Ingrédients de choix avec "Pourquoi êtes-vous pauvres" de W.T. Wollmann, "La misère du Monde" élaboré sous la direction de Bourdieu et  - moins intéressant parce que propos recueillis trop lissés mais bon de la matière tout de même - "Votre voisin n'a pas de papiers, paroles d'étrangers".

 

En parallèle je lis Apprendre l'invention (sur ma liseuse, avec un "vrai" bouquin à côté pour l'odeur du papier ;) de François Bon et CosmoZ de Claro. Extraits choisis :

 

"Sortir de l'atelier (d'écriture), pouvoir s'en passer, en finir avec l'artefact collectif, est une préoccupation qui reste toujours sous-jacente dans le rapport individuel que j'ai avec les participants. L'atelier n'est justifiable que s'il construit sa propre liquidation." Apprendre l'invention (publie.net)

 

"Une fois la tumeur ôtée, sa langue redevient petit bout de chair, poisson posé sur l'assiette de l'attente. Frank sait, enfin, de quoi il revient et retourne, il a acquis la science et s'y sent, comment dire ? à l'aise. Il peut diriger désormais ses peurs avec la férule et le courage d'un dompteur. Il sue encore, certes, mais sa sueur se cristallise vite en une armure aveuglante. Il orchestre. Il distribue. Les rôles l'écoutent.

Surtout, il donne un nom à l'Epouvantail : Tu t'appelleras Oscar Crow. Oscar Crow : ainsi je te baptise, te possède, te protège. 

Du coup, l'Epouvantail sent sa puissance décroître, sa paille s'humidifie, il plie, ploie, fait l'effort de parler, par bribes d'abord, puis par borborygmes.

Celui qui s'appelle désormais Oscar Crow regarde Frank, qui ne voit plus en lui qu'un tranquille esclave, dont il lui suffira de tirer les ficelles d'un livre à l'autre - oui, car il va écrire, un jour prochain" CosmoZ (actes sud)

 

Et des liens nombreux entre toutes ses lectures, mais promis j'ai pas fait exprès !

 

 

Publié dans : projet brise-lames - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Mercredi 27 octobre 3 27 /10 /Oct 17:03

atelier # 2 à la Librairie L'échappée Belle

 

Ecrire à partir d'une image en s'interdisant de la décrire. 

 

 

arton926-8f0d8.jpg

J’ai dans le regard vide, une absence.

Calme et posé, j’ai dans le regard l’obscurité.

 

Le trouble, la souffrance

remplissent ces cavités,

Portés sur l’humanité;

Vacante puis évanouie;

qui en a fini de cette tuerie, de cette folie.

 

J’ai dans le regard le chaos

Et l’attente, interminable et lente, d’un monde espéré.

 

Clément Ramon

 

 

 

d-apres-Mark-Rothko-Untitled-1950-2.jpg

 John Skinner

 

 

 

 

motard_modif.jpg

Chère Grand-mère,

 

Le Chambon sur Lignon sports et aventures extrêmes

son paysage fractal

ses rocs ses falaises ses athlètes

Chambon sur mignon, un week-end en roue libre

au septième ciel avec ou sans delta plane

 

J'aurai dû suivre le regard charbonneux de la fillette

plonger au cœur des ténèbres

tenter de comprendre pourquoi elle tendait vers moi

ses yeux immenses dévorant son visage

dévorant la nuit de ses cheveux noirs

 

Mais voilà Grand-mère, tu sais que j'ai l'instinct de fuite chevillé au corps

j'ai préféré suivre les chevaux et remonter en file indienne les sentiers de Chambon

sports et aventures à la queue leu leu

à l'aventurette

à cause d'un motard à moustaches

en combi jaune et rouge

BMXXX

 

CHAMBON sur Lignon CHAMBON sur Lignon

CHAMBON CHAMBON CHAMBON

 

CHAMBON !

1 seconde d'arrêt

La gare de Chambon est en noir et blanc

j'aperçois la fillette donnant la main à sa mère

habillées propres et pauvres, elles ont l’air

des petites gens qui s'efforcent de rester dignes

et le regard droit

suivant les lignes

des chemins de fer

de Chambon

 

Qu'est-ce qu'elles peuvent bien venir foutre la mère et la fille

à Chambon sur Lignon sports et aventures ?

 

La fillette a peur, le quai est bondé de voyageurs

à la queue leu leu les voyageurs et leurs bagages

Le train marche à vapeur et le motard à voiles

ça fait une épaisse fumée blanche

sur la suie noire de ses paupières

elle cligne des cils et se frotte la joue

elle écrase des ombres sur son visage les étale

une larme brune coule

jusque dans son cou maigre

 

Dis Grand-mère, qu'est-ce qu'elles peuvent bien fuir

à Chambon sur Lignon Chambon sur Lignon Chambon sur Lignon Chambon sur Lignon ?

 

Elise Carville

 

 

 

J'ai devant moi, l'insouciance du temps, J'ai devant moi, une petite fille décidé, Décidé à vivre les moments du présent, j'ai devant moi aucune once d'orgueil, Une volonté d’être avec le plus de douceur possible.

J'ai devant moi, un être joyeux et espiègle, curieuse et volontaire, J'ai devant moi une petite fille, A qui j'aimerais offrir de mon temps, Le mien si précieux en ce moment, Avec qui je me permettrais de faire valoir cette insouciance qui est mienne,

 

Sans aucune once de gène,

J'ai devant moi, l'insouciance du temps .

R.

 

 

Publié dans : ateliers d'écriture - Voir les 0 commentaires
Ecrire un commentaire
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés